samedi 5 mars 2016


Tous les articles de ce blogue parlent des différents facteurs qui influencent la motivation scolaire. Tout au long de votre lecture, vous serez amené à prendre connaissance de ces derniers. D’ailleurs, vous verrez lors de la lecture de chacun de mes articles que je vous aie présentés des sujets qui touchent : le décrochage scolaire, les organismes qui s’investissent dans une action communautaire, celles qui vise à faire vivre des succès à l’élève, les motivations des élèves, la différenciation des filles et des garçons à l’école, les besoins des élèves, le rôle des enseignantes et l’estime de soi. Vous aurez aussi l’occasion de remarquer que beaucoup de ces facteurs se rejoignent pour ne former qu’un tout cohérent d’actions ou d’attitudes à avoir en classe pour favoriser la motivation scolaire de ses élèves.

J’espère que vous vous plairez à lire des articles sur un sujet qui me tient à cœur, en tant que future enseignante en adaptation scolaire et sociale. Je suis consciente que je vais être confrontée à des situations où certains élèves en auront juste assez de travailler sans obtenir les résultats désirés… Mais j’ose espérer faire une différence dans leur parcours scolaire. Je tenais donc à partager avec vous mes opinions à propos de ce sujet.

Merci et bonne lecture !
P.-S. : Ne vous gênez surtout pas pour laisser vos commentaires



Les filles vs. les gars

Quand on parle de motiver ses élèves, il y a un facteur très important en prendre en considération, soit la différence entre les filles et les garçons. Pour certaines personnes, l’école ne serait pas adaptée pour répondre aux besoins des garçons et pour d’autres il n’y aurait pas de problème en ce qui concerne les garçons à l’école. Est-ce vraiment le sexe qui influence la réussite scolaire ou est-ce que se sont les caractéristiques propres à chacun qui influencent les résultats?

Même si plusieurs décrivent les filles comme plus studieuses ou exigeantes envers elles-mêmes à l’école, cela ne veut pas dire, pour moi, que les garçons n’ont pas la volonté de réussir. Je suis bien d’accord sur le fait que chacun des sexes a des caractéristiques précises et propres à eux, mais encore une fois je reviens sur le rôle que nous avons à jouer en tant qu’enseignante.

Avec un bon lien de confiance acquis dès le départ avec un élève masculin, sommes-nous en mesure de l’amener à dépasser ses limites, voir de l’amener à trouver la motivation nécessaire pour poursuivre ses études ? Je crois que oui… Donnons à nos jeunes garçons des situations d’apprentissage qui touchent leurs intérêts, proposons des projets qui demandent des travaux manuels, surtout, reconnaissons les efforts investis dans une tâche plutôt que de pointer nos interventions sur les points négatifs ou manquants.

Si toutefois, nous ne réussissons pas à conserver tous les garçons sur le chemin de l’école, essayons quand même de faire les sacrifices nécessaires dans notre pédagogie afin de susciter chez ces derniers le désir d’apprendre. Et pour éviter de tomber dans les stéréotypes j’aimerais préciser qu’en adaptant notre enseignement de cette façon, il y a peut-être, au passage, quelques filles que nous découragerons du décrochage scolaire !



Relation maître-élève

La relation qu’entretient l’enseignant avec ses élèves est un facteur qui influence grandement son intérêt et sa motivation pour l’école. Pour les élèves qui sont sans problème peut-être bien que notre attitude ou le lien qu’on entretiendra avec lui n’aura aucun effet sur son parcours scolaire. Toutefois, pour l’élève qui est toujours sur le bord de la falaise, pour celui qui n’a plus du tout envie de s’investir davantage à l’école, qu’est-ce qu’on peut faire en tant qu’enseignant pour «rattraper» ce jeune et lui éviter de tomber?

Selon moi une bonne relation se définit par un faible niveau de conflit, un sentiment de confiance, une attitude positive, un sentiment de bien-être et de chaleur humaine. Une bonne relation maitre-élève a un réel impact sur l’engagement et la réussite scolaire de l’élève. Elle a aussi, sans aucun doute, une influence positive sur sa participation en classe, sur son attitude envers l’école, sur sa motivation, son engagement et sa persévérance dans les études. Par ailleurs, cette même bonne relation influence qualitativement les problèmes de comportement, les comportements violents et déviants, et tout en renforçant les comportements proactifs et les compétences ou habiletés sociales.

En ce sens, il est important, qu’en tant qu’enseignant et enseignante, de prendre conscience du pouvoir qu’on a sur la perception que les jeunes ont de l’école. Sans les pousser jusqu’à la maîtrise ou le doctorat, si seulement on pouvait les pousser à trouver quelque chose qui les intéresse et, de fil en aiguille, les pousser à persévérer dans l’accomplissement d’eux-mêmes. Ce serait un bon pas ! Mais tout cela reste mon opinion, libre à vous de me livrer les vôtres.